Des araignées femelles encore vierges se sacrifient en se laissant manger par les petits d’autres femelles




Difficile d’imaginer des araignées se sacrifier pour le bien commun de leur colonie. Mais, selon une nouvelle étude, les femelles vierges de l’araignée sociale Stegodyphus dumicola s’occupent des jeunes araignées comme leur véritable mère, entretenant le sac d’œufs au point de se faire dévorer par les petits.

Cette araignée n’est qu’une des 20 espèces connues d’araignées sociales dans le monde. Elles vivent dans des régions sèches et chaudes de l’Afrique australe, créant de grands et denses nids sur les arbres et les arbustes. Contrairement aux toiles d’araignée habituelles, cette espèce construit des toiles dépourvues de gouttelettes de colle, en utilisant une toile très fine qui est tout aussi efficace pour capturer des proies, selon Anja Junghanns, biologiste de l’évolution à l’université Ernst Moritz Arndt de Greifswald en Allemagne, qui a dirigé la nouvelle étude. Cela signifie que leur toile n’a pas besoin d’être renouvelée et qu’elle peut être très grande par rapport à la taille d’une seule araignée.



Selon Junghanns :

Les araignées coopéreront non seulement à la construction de la toile, mais aussi à la capture de la proie, qui peut être aussi grande que 10 fois la taille d’une seule araignée.

Lorsque les jeunes araignées éclosent, leur mère leur fournit des liquides nutritifs. Lorsque cela s’arrête, maman est l’élément suivant au menu. Après avoir mangé leur mère, les jeunes araignées restent sur leur toile et vivent socialement. Au fil du temps et après plusieurs générations, la colonie grandit, formant parfois des groupes composés de plus d’un millier d’individus, étroitement liés, comme une énorme famille.

Dans de si grandes colonies d’animaux sociaux et hautement apparentés, la coopération s’effectue à  un autre niveau, comprenant le développement d’adultes “soigneurs” qui s’occupent de la progéniture d’autres araignées. Alors que ce type de comportement a déjà été rapporté chez les araignées sociales, il n’était pas clair si seules les femelles, qui avaient déjà leur propre progéniture, pouvaient devenir des soigneuses.

Pour vérifier cela, Junghann et ses collègues ont mis en place près de 200 expériences individuelles où trois femelles vierges et deux femelles accouplées furent marquées et observées sur une période de 10 semaines. Leurs observations ont révélé que dans plus de 97% de leurs expériences, les femelles vierges et accouplées s’occupaient des œufs et des jeunes.

Selon Nick Keizer, de l’université Rice (Texas), spécialisé dans l’écologie comportementale :

La découverte la plus intéressante ici, n’est peut-être pas qu’il y ait un certain degré de différenciation des tâches, mais plutôt un tel degré de chevauchement des tâches entre les vierges et les mères.
L’extrême soin maternel de ces araignées offre aux jeunes les meilleures conditions possible pour augmenter leurs chances de survie.

Selon Junghanns :

Pour permettre aux vierges de fournir cette forme de soins géniteurs, une adaptation évolutive devait avoir lieu et notre prochain objectif est d’étudier la nature de cette adaptation.

Maintenant, Junghanns a l’intention d’aborder la question de savoir comment les vierges sont en mesure de fournir ce soin extrême, “comparable à une femme humaine qui commence à allaiter sans donner naissance”, dit-elle. La réponse à cette question pourrait donner une idée plus approfondie sur la façon dont la socialité a évolué chez les araignées, ajoute la biologiste.

Pourquoi a-t-on plus tendance à tomber malade lorsqu'il pleut ?




Les risques d’attraper une maladie sont plus élevés quand il pleut. En effet, lorsque les gouttes de pluie frappent le sol, elles projettent dans l’air les bactéries présentes par terre.

Les micro-organismes restent alors en suspension et, par conséquent, sont plus facilement inhalés par les individus croisant leur route. Selon le MIT, jusqu’à un quart des microbes au sol soit 800 000 milliards de milliards par an seraient ainsi dispersés par les précipitations à l’échelle mondiale.

Reste que le degré d’éparpillement des bactéries dépend non seulement de l’intensité des précipitations, mais aussi de la nature du terrain. Si le sol est sablonneux, il aura tendance à absorber les gouttes de pluie. A l’inverse, un sol goudronné, davantage étanche, répandra un maximum de germes dans les airs.

Quel est cet animal échoué sur une plage après le passage de l'ouragan Harvey ?





Le 6 septembre Preeti Desai a tweeté les photos de sa découverte afin de pouvoir identifier l'étonnante créature rencontrée sur la plage, près de chez elle. L'animal aux dents tranchantes n'a pas d'yeux.

Elle explique au site EarthTouch News Network: «Quand j’ai vu sa bouche, j’ai su que ce n’était pas une lamproie marine. Ça ressemblait à une créature venue du fond de la mer».

Les réponses de la communauté scientifique obtenues sur twitter évoquent une anguille sans plus de précision. D'après le biologiste du Musée national d'histoire naturelle Smithsonian aux États-Unis, Kenneth Tighe, il s'agirait plus précisément d'un «aplatophis chauliodus», ou «anguille à crocs». Ce genre de bestiole vit normalement à une profondeur de 30 à 90 mètres et pourrait avoir été entraîné sur la plage par les courants marins lors de l'ouragan.

Du glyphosate, trouvé dans de nombreux produits de consommation courante


Des résidus de glyphosate, substance classée «cancérogène probable» par une agence de l'ONU, ont été retrouvés dans des céréales pour petit-déjeuner, des légumineuses et des pâtes, a indiqué jeudi l'ONG Générations Futures qui a fait analyser une trentaine d'échantillons de ces aliments.

«16 échantillons sur 30 contenaient du glyphosate, soit 53,3%», précise-t-elle dans un communiqué. Les analyses ont porté sur 18 échantillons à base de céréales : 8 céréales pour petit-déjeuner, 7 pâtes alimentaires, 3 autres (petits pains secs, biscottes). Douze échantillons de légumineuses sèches ont aussi été analysés: 7 de lentilles, 2 de pois chiches, 2 de haricots secs, 1 de pois cassés. Ces produits ont tous été achetés en supermarché.

Selon les analyses réalisées, «7 céréales de petit-déjeuner sur 8» contenaient du glyphosate, «soit 87,5%7». «7 légumineuses sur 12 analysées» en contenaient aussi, «soit 58,3%». La proportion est nettement plus faible pour les pâtes: «2 pâtes alimentaires sur 7 en contiennent, soit 28,5%». En revanche, «aucun des 3 autres produits à base de céréales (petits pains secs, biscottes)» ne contenait de glyphosate.

Trois échantillons (deux sortes de lentilles et des pois chiches) contenaient aussi de l’AMPA, un produit de dégradation du glyphosate. «Les concentrations (de glyphosate) retrouvées vont de 40 μg/kg pour une céréale du petit-déjeuner à 2.100 μg/kg pour un échantillon de lentilles sèches», relève Générations Futures.

«Il n'y a, pour les aliments bruts (légumineuses), pas de dépassement de limite maximale en résidus (LMR, un seuil réglementaire de concentration de résidus de produits pesticides, NDLR)», précise toutefois l'association, pour qui toutefois cette limite est «très élevée» pour les lentilles séchées (10.000 μg/kg). Il n'existe pas de LMR pour tous les aliments transformés, ajoute-t-elle.

Pour François Veillerette, porte-parole et directeur de Générations Futures, ces résultats montrent qu'il y a «urgence pour l'Union européenne à renoncer à l'usage de cette molécule (...) et à faire évoluer en profondeur son modèle agricole devenu trop dépendant des pesticides de synthèse».

En juillet, la Commission européenne a proposé le renouvellement pour dix ans de la licence du glyphosate qui expire fin 2017. Cette substance active entre notamment dans la composition du Roundup, le produit phare de Monsanto. Le vote sur l'autorisation de cet herbicide controversé pourrait avoir lieu le 5 ou 6 octobre lors d'un comité d'experts.

La France a annoncé fin août qu'elle voterait contre la proposition de la Commission. Elle a une position-clé car une majorité qualifiée (55% des États membres représentant 65% de la population de l'Union) est requise dans ce dossier.