Les essais nucléaires de la guerre froide ont formé des ceintures de particules énergétiques autour de la Terre




Jusqu’en 1963, les États-Unis et le gouvernement soviétique ont mené plus de 500 essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, de 25 km au-dessus de la Terre à 400 km, dans l’espace. On estime que les retombées qui en résultent ont augmenté les cas de cancer de la thyroïde et qu’elles pourraient un jour servir de marqueur pour l’anthropocène, l’ère géologique largement influencée par l’humain.

Mais les effets de ces tests s’étendent bien au-delà de la surface de la Terre. Une explosion nucléaire crée une tempête de particules énergétiques semblables à celles émises par le soleil, avec l’avantage supplémentaire (pour les scientifiques) d’être créé juste à côté de nous. Les chercheurs ont récemment découvert que les particules provenant d’essais nucléaires ont été envoyées dans des “ceintures” entourant la Terre, provoquant des orages géomagnétiques et même endommageant quelques satellites.

Dirigés par un scientifique de l’université du Michigan, les chercheurs indiquent que le plasma produit dans les explosions a interagi avec le champ magnétique de la planète et a créé une version artificielle de la (des) ceinture(s) de Van Allen qui entoure la Terre.

Comme pour l’image d’entête, représentation schématique de la ceinture de Van Allen. (NASA/ Wikipédia)




Ces ceintures sont formées lorsque les particules émises par le soleil se retrouvent piégées dans notre attraction magnétique et forment des courants autour de la Terre. De puissantes vagues de particules peuvent interférer avec les satellites de communication et même mettre HS les réseaux électriques sur Terre, un orage magnétique exceptionnellement puissant, en 1859, a même provoqué des étincelles sur des télégraphes.

Les explosions nucléaires, qui exploitent la même fission qui a lieu dans le soleil, ont temporairement engendré des phénomènes similaires. Pendant un certain temps, selon  les chercheurs, les particules issues des explosions nucléaires ont formé des ceintures de particules chargées autour de la Terre, pendant des semaines ou même des années.

Bien que ces ceintures soient invisibles à l’œil nu, le test de la bombe nucléaire Teak près d’Hawaï aurait provoqué des aurores boréales jusqu’aux Samoa dans le pacifique Sud. Une autre explosion leur a permis de voir à quelle vitesse les particules se déplaçaient, dans un cas jusqu’à 3000 km/s. Les tests ont donné aux chercheurs une  rare occasion d’étudier de manière contrôlée les interactions de ces particules énergétiques avec la Terre, ce qui du même coup nous donne un aperçu sur la façon dont les tempêtes électromagnétiques pourraient nous affecter dans le futur.

L’étude a également déterminé que, lorsque l’effet des explosions nucléaires est passé, des signaux de très basse fréquence (VLF pour “Very low frequency “) peuvent encore être détectés par les sondes de la mission Van Allen de la NASA. Ces signaux, émis par les stations au sol, sont puissamment transmis afin qu’ils puissent atteindre des sous-marins au-dessous de la surface de l’océan. Ils s’étendent également au-delà de l’atmosphère de la planète, "enveloppant la Terre dans une bulle de très basse fréquence".

Représentation des deux sondes de la mission Van Allen de la NASA.



Les sondes ont permis de voir que la limite extérieure de la bulle du signal VLF est presque exactement alignée avec le bord intérieur de la ceinture de Van Allen.

Cependant, cette limite de VLF s’est déplacée avec le temps. Selon la NASA, des mesures réalisées à partir des années 1960, lorsque les transmissions VLF étaient plus limitées, suggèrent que le bord intérieur des ceintures de Van Allen était plus proche de la Terre qu’elles ne le sont actuellement.

Toujours selon la NASA, il est possible que la limite intérieure des ceintures de Van Allen soit une “barrière impénétrable” et que si les humains n’émettaient pas de signaux VLF, cette frontière se rapprocherait de notre planète.

Selon Philip Erickson, du MIT et coauteur de la nouvelle étude :

Un certain nombre d’expériences et d’observations ont révélé que, dans les bonnes conditions, les signaux de radiocommunication dans la gamme des fréquences VLF peuvent en effet affecter les propriétés de l’environnement de rayonnement à haute énergie autour de la Terre.

Ces informations fournissent un moyen possible pour les humains de protéger les satellites et les réseaux électriques contre les effets néfastes de la météo solaire. À l’avenir, les transmissions VLF pourraient être utilisées pour éliminer les rayonnements de l’environnement proche de la Terre, en particulier lorsque le soleil envoie énormément de particules chargées vers la Terre.

Une bactérie inconnue sur Terre découverte à bord de la station spatiale internationale


La bactérie nommée Solibacillus kalamii est inconnue sur Terre.[Handout / NASA TV / AFP]


Des scientifiques de la Nasa ont découvert l'existence d'une bactérie inconnue à bord de l'ISS, la station spatiale internationale. C'est une trouvaille prometteuse pour la recherche.

La bactérie nommée Solibacillus kalamii a été baptisée ainsi en l'honneur de l'ancien président indien Abdul Kalam, surnommé «l'homme missile», pour avoir permis à l'Inde de se doter de la bombe atomique en 1998.

L'organisme, prélevé sur les filtres de l'ISS, est inconnu sur Terre. Ces filtres font partie du système de nettoyage de la station et sont restés à bord pendant quarante mois.

Bactéries et moisissures à bord de l'ISS

La station, bien qu'orbitant à 400 kilomètres de la Terre, abrite aux côtés des astronautes de nombreuses bactéries et moisissures. Comme l'ISS est un espace fermé, les moisissures peuvent rapidement s'y accumuler et il est donc nécessaire de les nettoyer pour éviter que les parois ne soient rongées.

Si la bactérie n'a jamais été observée sur Terre, les scientifiques émettent tout de même un doute sur son caractère extra-terrestre. En effet, elle aurait pu être embarquée à bord et survivre aux conditions hostiles de l'espace. Un élément qui pourrait être utile aux chimistes pour se protéger des dangers des radiations.

La Réserve mondiale de semences du Svalbard commence à prendre l’eau



Située à mi-chemin entre la Norvège et le Pôle Nord, la Réserve mondiale de semences du Svalbard abrite la plus grande collection de graines au monde, destinée à protéger les cultures importantes pour les générations futures. Le site a été choisi, en partie, parce que le pergélisol agit comme un congélateur naturel pour préserver les graines, mais les températures mondiales ont fait fondre la glace environnante et l’eau de fonte est entrée à l’intérieur, ce qui a entraîné de nouvelles mesures pour fortifier l’installation face aux changements climatiques.

Conçue en tant qu’installation permettant de stocker des millions de graines tout en résistant aux catastrophes naturelles et à la guerre, la Réserve mondiale de semences du Svalbard est opérationnelle depuis neuf ans et protège plus de 930 000 variétés de semences différentes. Encastrées à l’intérieur d’une montagne dans le cercle arctique, les graines à l’intérieur se conservent gelées sans utiliser d’énergie supplémentaire, grâce au pergélisol et à la roche environnants.



Mais avec 2016 comme étant l’année la plus chaude enregistrée et l’Arctique en ayant largement profité en affichant des températures extraordinairement chaudes, le pergélisol fondu s’est répandu dans l’entrée de la voûte. Selon le Global Crop Diversity Trust (GCDT), qui aide à financer le projet, c’est parce que le “permafrost ne s’est pas installé comme il l’était projeté”.

Le GCDT a réussi à apaiser les inquiétudes concernant le bien-être des graines, en publiant un communiqué au cours du week-end dernier en assurant au public qu’aucune n’a subi de dommage, car toute l’eau qui pénètre dans la partie extérieure de la voûte est immédiatement pompée. Malgré cela, le gouvernement norvégien effectue quelques améliorations techniques pour réduire le risque à l’avenir.

Il s’agit notamment de la construction de fossés de drainage dans la montagne pour emporter toute l’eau de fonte, de nouveaux murs étanches à l’intérieur du tunnel d’entrée et de déplacer le poste électrique à l’extérieur du tunnel pour éliminer une source de chaleur et faciliter l’entretient. Ces changements seront mis en œuvre au cours des 18 prochains mois.

Inde : naissance d’une chèvre-cyclope




Le 10 mai dernier, une chèvre et son énorme œil globuleux ont vu le jour dans un petit village de la région d’Assam, au nord-est de l’Inde, rapporte le magazine National Geographic.

La chèvre-cyclope au pelage noir est alors devenue l’attraction du village indien, des visiteurs se pressant par douzaines pour venir l’observer.

Mukhuri Das, son propriétaire, prend très soin de son animal depuis sa naissance, bien que les vétérinaires assurent que la chèvre ne devrait pas vivre très longtemps, compte tenu de ses malformations.

Pas de cils et des dents en moins

En plus de ne posséder qu’un œil, l’animal ne dispose que d’une oreille, mais aussi d’une malformation généralisée de la tête, avec un nez sous-développé et une mâchoire trop courte, laissant pendre sa langue hors de sa bouche. Sa cyclopie est notamment due à un défaut de séparation du cerveau en deux hémisphères.

La chèvre «miracle», comme l'appelle le National Geographic, défie tous les pronostics en ayant survécu déjà une dizaine de jours, notamment grâce aux soins prodigués par son propriétaire.

Les vétérinaires indiens ne se prononcent pas sur les causes de cette grave malformation, qui a causé une absence de cils, de paupière et de plusieurs dents qui, pour l’heure, font l’attraction du village d’Assam.