Des vaches pourraient contribuer à l’élaboration d’un vaccin contre le VIH


381 jours après avoir reçu une protéine du VIH, les bovins sont capables de contrer le virus à 96%
[LOIC VENANCE / AFP]


Une étude américaine a récemment démontré que les vaches étaient capables de produire un puissant anticorps pour lutter contre le VIH. A terme, il pourrait être utilisé pour élaborer un vaccin.

Dans le cadre de ces recherches, dont les résultats ont été publiés hier, jeudi 20 juillet, dans le journal Nature, une protéine du virus a été injectée à quatre bovins. En réponse à cette infection, l’organisme des animaux a produit des anticorps neutralisants, capables d’arrêter le virus.

Quarante-deux jours seulement auront suffi pour que les vaches développent ces protéines. Chez l’être humain, un très faible pourcentage de patients affectés est capable d’en faire autant, et ce processus se déclenche généralement après de nombreuses années d’infection.

En plus d’être particulièrement rapide, la réponse immunitaire des bovins a fait preuve d’une efficacité remarquable : au bout de ces quarante-deux jours, les anticorps des vaches étaient capables de contrer le virus à 20%, et après 381 jours, le taux culminait à 96%.

«La réponse [des systèmes immunitaires des vaches] nous a coupé le souffle», a déclaré le docteur Devin Sok, l’un des chercheurs impliqués dans cette étude, à la BBC. «Qui aurait cru que la biologie bovine contribuerait considérablement aux recherches sur le VIH», a-t-il ajouté.

En effet, ces anticorps, fruits du système digestif complexe des ruminants, pourraient être utilisés dans la fabrication de certains médicaments. Dans un premier temps, ils pourraient augmenter l’efficacité des microbicides vaginaux pour prévenir le VIH chez la femme, mais à terme, les chercheurs espèrent mettre au point un vaccin pour encourager le système immunitaire humain à produire ces anticorps neutralisants.

Thomas Pesquet nous fait visiter ISS



Tous les clichés de l’ISS dans Street View.

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Amélie Charnay

Le blob, ce super-organisme capable d’apprendre




Ni animal, ni champignon, ni végétal mais un peu tout à la fois, le blob, physarum polycephalum, un organisme unicellulaire qui ressemble à une grosse éponge. Intelligent, il est capable de résoudre des problèmes du quotidien malgré l’absence de cerveau.

Si la référence du nom de cet organisme avec le célébre film d’horreur de 1958, où une pâte visqueuse avalait des êtres humains, vous effraie, sachez que ce blob-ci est inoffensif. Il se peut même que vous l’ayez déjà croisé. La créature est bien visqueuse et rampante mais vit habituellement dans les sous-bois, se nourrissant de champignons ou, dans les laboratoires, de flocons d’avoine.

Les scientifiques l’ont classé parmi les protistes, une sorte de fourre-tout des espèces inclassables sans pouvoir être plus précis, l’organisme résistant à toutes les classifications biologiques. Intelligent mais sans cerveau, il n’est constitué que d’une seule cellule, ne craint ni le feu, ni l’eau et est presque invincible puisque capable de cicatriser en quelques minutes.

Voir l'organisme évoluer à l’œil nu

Des caractéristiques qui intéressent fortement les scientifiques qui voient en cet organisme un matériel précieux pour faire évoluer la santé humaine. Il interesse également dans le secteur de l’écologie puisque l’organisme est capable de recycler les nutriments et les métaux lourds.

Mâle ou femelle ? Ni l’un, ni l’autre, encore une fois. Chez le blob, il y a 720 genres sexuels. Deux spores qui se rencontrent ont donc 719 chances sur 720 de pouvoir se reproduire. Plus étonnant, chaque blob posséderait une «personnalité».

Audrey Dussutor, chercheuse au CNRS spécialisée sur le sujet, a fait l’expérience avec trois blobs venus de trois pays différents. Si elle décrit l’Australien comme sociable, le blob américain qui lui plutôt capricieux et refuse de se nourrir de flocons d’avoine biologiques. Quand au Japonais, s’«il ne réfléchit pas beaucoup», il est en revanche très rapide.

La vitesse moyenne de cette créature est d'ailleurs intéressante : si son rythme moyen est de 1cm par heure, quand il est affamé, il peut monter jusqu’à 4cm par heure. On peut donc voir l’organisme évoluer à l’œil nu.

Les jambes d'un cycliste après seize jours de course


Le Polonais Pawel Poljanski a fait le buzz en publiant une photo montrant l'état de ses cuisses et de ses mollets mardi à l’issue de la 16e étape du Tour de France.


«Après 16 étapes, je pense que mes jambes ont l'air un peu fatiguées». Pawel Poljanski, de la formation Bora-Hansgrohe, n'est pas le plus connu des coureurs de la Grande Boucle mais il manie à merveille l'euphémisme. Car l'image accompagnant ce commentaire est saisissante. Au-delà du bronzage, la maigreur et les veines apparentes peuvent choquer, note «Ouest France». Classé 75e à 1h55 de Chris Froome, le Polonais n’en a pas terminé avec l’effort avec l’enchaînement des difficultés qui s’annoncent lors des deux étapes des Alpes à venir.

Cette image en rappelle une autre. En 2014, un autre Polonais, Bartosz Huzarski avait fait polémique en publiant lui aussi un cliché de ses jambes après une étape du Tour de France. Le gonflement de ses veines avait amené nombre d'internautes à accuser le sportif de dopage.