Des scientifiques pensent être capables d’effacer des souvenirs


Selon une nouvelle étude, des scientifiques auraient été capables d’effacer des souvenirs spécifiques contenus dans le cerveau d’un mollusque.

Suite à ces résultats, les chercheurs estiment qu’à terme, un médicament pourrait être mis au point pour avoir les mêmes effets sur le cerveau humain.

Dans le cadre de cette recherche publiée jeudi dans Current Biology, les scientifiques des universités McGill et Columbia ont effectué les expériences sur un lièvre de mer, l’aplysia. Ils ont découvert que les souvenirs associatifs (reliés à d’autres souvenirs, et solidement ancrés dans notre mémoire), et ceux qui sont, au contraire, dissociatifs, restent en mémoire grâce à deux types de molécules distinctes. En bloquant l’une d’elles, les scientifiques peuvent ainsi décider du type de souvenir à supprimer.

Pour l’instant, il est impossible de déterminer si ce processus est définitif ou temporaire, et s’il serait aussi applicable aux êtres humains. Samuel Schacher, professeur en neuroscience à Columbia, l’un des chercheurs impliqués dans cette étude, a expliqué dans un communiqué qu’une telle découverte pourrait être bénéfique pour les personnes souffrant d’anxiété suite à un traumatisme, sans pour autant supprimer l’événement en lui-même.

Le professeur a évoqué, dans le communiqué, l’exemple d’une agression : «si vous marchez dans un endroit où la criminalité est importante, que vous prenez un raccourci et que vous vous faites agresser dans une allée sombre, et que soudain, vous apercevez une boîte aux lettres, il est possible que vous deveniez nerveux en glissant une lettre à l’avenir».

Le but des prochaines recherches serait ainsi de déterminer comment supprimer le souvenir dissociatif de l'agression qui entraîne l’angoisse de la boîte aux lettres, plutôt que d’effacer l’attaque en elle-même. «En isolant la molécule exacte qui contient le souvenir dissociatif, nous serions probablement capables de traiter l’anxiété sans affecter la mémoire du patient», a expliqué le professeur en psychiatrie Jiangyuan Hu, un autre chercheur de Columbia, dans le même communiqué.

Un lit connecté capable de se rafraîchir ou de se réchauffer tout seul


Les SmartDuvet Breeze sont disponibles à partir de 199 dollars, soit environ 180 euros. [SmartDuvet]


En pleine canicule, il n'est pas toujours facile de trouver une position agréable dans le lit sans étouffer à cause de la chaleur. L'entreprise canadienne SmartDuvet pense détenir la solution : un lit dont la température peut être régulée grâce à une application.

Pour mettre au point cet outil, l'entreprise a lancé un financement participatif en ligne via la plateforme indiegogo. En moins d'un mois, le projet de lit connecté avait déjà réuni plus de 138.000 dollars, soit environ 123.000 euros, sur les 20.000 dollars (18.000 euros) demandés.



Le «SmartDuvet Breeze» s'insère entre la couette et sa housse. Il est ensuite possible de définir la température exacte souhaitée sur une application, connectée à une «box» à placer sous le lit.

Un lit qui économise l'énergie

La chaleur peut être réglée différemment en fonction de la place qu'on occupe dans le lit. Ainsi, si l'un a chaud et l'autre a froid, plus besoin de se battre. Chacun sera libre de choisir s'il souhaite diffuser de l'air chaud, ou de l'air froid.

En plus de permettre aux utilisateurs de dormir tranquillement, le «SmartDuvet Breeze» est un bon outil pour économiser de l'énergie. Plus besoin de chauffer ou refroidir toute la maison, mais simplement le lit. L'entreprise SmartDuvet s'était déjà fait connaître du grand public grâce à un système similaire à celui-ci, permettant au lit de se faire tout seul.




Pour l'instant, les «SmartDuvet Breeze» sont disponibles dans le cadre du financement participatif, à partir de 199 dollars, soit environ 180 euros.

En 2100, les trois quarts de la population mondiale subiront des vagues de chaleur potentiellement mortelles




À l’heure actuelle, environ un tiers de la population mondiale connaît plus de 20 jours de chaleur mortelle par an. On estime que ce nombre augmentera d’au moins 50 % d’ici 2100 et si les émissions de carbone continuent ainsi, de dangereuses canicules pourraient touché les trois quarts, 74% très exactement, de la population mondiale selon l’analyse décrite dans une nouvelle étude publiée cette semaine par des chercheurs de l’université d’Hawaï.

Image d’entête : des humains traversent un mirage lors d’une journée caniculaire à Rajpath, New Delhi où des vagues de chaleur font chaque année des centaines de morts. (Reuters)

Ils ont examiné les vagues de chaleur (Heat waves : canicules) de 1980 à 2014 et ils ont identifié un seuil au-delà duquel ils estiment que les conditions de chaleur et d’humidité peuvent tuer. En combinant leurs résultats avec les prévisions climatiques pour les 80 prochaines années, ils estiment également que les décès liés à la chaleur deviendront plus courants.

La canicule européenne de 2003 a tué environ 20 000 personnes dans tout le continent, bien que le nombre puisse atteindre en réalité les 70 000. En 2010, la chaleur brûlante en Russie a causé la mort d’environ 10 000 personnes, en raison de la pollution de l’air causée par les incendies de forêt. Des centaines de vagues de chaleur plus petites dans le monde ont causé des décès au cours des trois dernières décennies. Les plus jeunes et les personnes âgées courent le plus de risques lorsque les températures augmentent, surtout dans les pays moins développés sans accès à la climatisation et aux soins médicaux.

A partir de l’étude : distribution géographique des récentes vagues de chaleur. Les zones où la relation entre chaleur et mortalité a été documentée (carrés rouges) et où des épisodes de canicules ont été étudiés (carrés bleus). (Camilo Mora et Col./ Université d’Hawaï/ Nature)



L’autre facteur important est l’humidité. Lorsque l’air est saturé d’eau, notre sueur ne sèche plus aussi rapidement, privant notre corps de son principal moyen de dissipation de la chaleur. Lorsque l’humidité dépasse 100%, des températures aux alentours des 37 °C peuvent être mortelles. En prenant en compte cela dans leur analyse, les chercheurs estiment que de nombreuses zones autour de l’équateur pourraient voir des températures mortelles presque constatâmes d’ici 2100, ce qui les rendrait inhabitables.

Bien que nous ne puissions pas changer la façon dont notre corps réagit à la chaleur (au moins, pas dans l’immédiat), il existe des moyens pour les sociétés de s’adapter. Cela passera par l’aménagement des villes, en y introduisant plus de verdure par exemple et en utilisant des matériaux de construction réfléchissant la chaleur, des logements passifs. De meilleurs moyens de prévision et d’alerte sont une autre façon de faire face, ce qui donne aux habitants et aux hôpitaux davantage de temps pour se préparer.

Cependant, tout cela tente de traiter les symptômes et non la maladie. Si nous voulons vraiment refroidir nos villes, nous devons refroidir la planète entière.

Un ver envoyé dans l’espace est revenu avec deux têtes


Des chercheurs américains qui avaient envoyé des vers sur la Station Spatiale Internationale ont eu une surprise de taille lorsque ces derniers sont revenus : l'un des vers avait une deuxième tête.

Il s'agit d'une mutation rare : le ver, ayant perdu sa queue, a vu une seconde tête pousser à la place de son ancienne queue. Impossible cependant de savoir s'il s'agit vraiment d'un effet dû à l'espace, ou juste une mutation exceptionnelle mais pouvant avoir lieu sur Terre.

L'expérience a été menée par des scientifiques américains de l'université de Tufts, dans le Massachusetts (Etats-Unis). Les vers ont passé cinq semaines en microgravité à bord de l'ISS, la même station qui a accueilli pendant six mois l'astronaute Thomas Pesquet.

Des vers clonés

Les résultats de l'expérience ont été publiés dans la revue Regeneration, où les scientifique affirme qu'«en plus de 18 ans d'expérience dans le maintien d'une colonie de D. japonica (le ver en question) qui comprend plus de 15.000 vers de contrôle rien qu'au cours des cinq dernières années, les chercheurs de Tufts n'avaient jamais observé l'apparition spontanée d'une double tête».

Plus étonnant encore, les scientifiques ont remarqué que certains de ces vers s'étaient séparés en deux clones : un phénomène connu sous le nom de «scissiparité». Le rapport explique également qu'à leur retour, les vers sont restés partiellement paralysés pendant plusieurs heures, et passaient moins de temps dans l'obscurité que les vers restés sur Terre.

Les effets de l'espace sur la génétique sont déjà connus. Thomas Pesquet, au bout de six mois à bord de l'ISS, a vieilli plus vite que la normale, a perdu de la masse musculaire et a pris quelques centimètres, qu'il a immédiatement perdu à son retour sur Terre.