En Inde, on sait désormais pourquoi plusieurs chiens sont devenus bleus


Cinq chiens entièrement ou partiellement bleus ont été repérés dans la région [Arati Chauhan / Facebook]





Depuis le début du mois d’août, des chiens étrangement colorés ont été aperçus à Navi Mumbai, près de Bombay (ouest de l’Inde).

Après une enquête, les autorités de la ville sont en mesure d’expliquer ce phénomène, qui n’a rien de naturel. Et non, ces chiens ne sortent pas d'un roman pour enfants de Serge Brussolo.

Plus qu’une coïncidence

Tout a commencé par la photo d’un chien au pelage entièrement teint en bleu, publiée sur Facebook par la directrice de la Cellule de protection des animaux de la ville, Arati Chauhan. L’image a fait le tour d’Internet, et il est rapidement apparu que le canidé n’était pas un cas isolé. Dans les jours suivants, pas moins de quatre autres chiens ont été aperçus, arborant la même teinture.

Tant de faits ne pouvant être qu’une simple coïncidence, l’affaire a débouché sur une enquête par le Maharashtra Pollution Control Board (MPCB), dont le rôle est de mettre en œuvre des mesures environnementales dans l’Etat de l’ouest de l’Inde. Selon cette investigation, les chiens bleus ont obtenu leur nouvelle couleur en se baignant dans la rivière Kazadi.

Des déchets chimiques dans la rivière

Cette rivière est bordée par la zone industrielle de Taloja, dans laquelle l’ONG Watchdog Foundation a recensé pas moins de 977 usines chimiques, pharmaceutiques, d’ingénierie et de transformation des aliments. Il s’avère que l’une de ces usines s’est débarrassé d’un colorant bleu, utilisé dans différents produits chimiques (dont des détergents). L’enceinte de l’usine est censée être fermée, mais il faut croire que son système de sécurité ne résiste pas à un chien en quête de nourriture.

«Permettre l’évacuation du colorant dans n’importe quel plan d’eau est illégal. Nous allons prendre des mesures contre les pollueurs, car ils détruisent l’environnement», a déclaré Anil Mohekar, agent régional à la MPCB de Navi Mumbai. En attendant, la MPCB a demandé aux propriétaires de l’usine de s’assurer qu’aucun animal ne puisse de nouveau pénétrer sur les lieux, pour limiter le risque que cet incident se reproduise. Par ailleurs, l’entreprise a sept jours pour nettoyer son site.

Les associations de défense des animaux veulent des mesures

Une solution temporaire qui est loin de contenter les associations de protection de la nature. «Nous n’avons vu que des chiens bleus jusqu’ici. Nous ne savons pas si les oiseaux, les reptiles et autres créatures sont affectés, ou s’ils sont même morts en raison du colorant», a déclaré Arati Chauhan. D’autant que le nettoyage de la parcelle où a été déversé le colorant chimique a beau être un bon début, cela n’empêche pas le reste de la rivière de rester toxique.

Pour le moment, Arati Chauhan a annoncé sur son compte Facebook avoir remis la main sur l’un des chiens touchés par ces effets secondaires, mais cherche encore les quatre autres chiens bleus disparus dans la nature.

De l’eau anormalement polluée

Selon le Hindustan Times, un journal indien qui a révélé l’explication de ce mystère, les déchets industriels non traités qui finissent absorbés par les plantes aquatiques ont augmenté la pollution de la rivière Kazadi largement au-dessus du seuil de sécurité.

La Navi Mumbai Municipal Corporation a en effet révélé que la DBO, l’un des indicateurs biologiques servant à mesurer la pollution de l’eau, avait atteint le niveau inquiétant de 80 mg/L dans la rivière. Or, on considère qu’une eau est polluée par une trop grande quantité de matière organique dès lors que la DBO est supérieure à… 10 mg/L. La Commission centrale de contrôle de la pollution estime pour sa part que les poissons meurent lorsque le niveau de DBO dépasse 6 mg/L, et que l’eau est impropre à la consommation humaine au-delà de 3 mg/L.

Cela dit, ça n’est pas le niveau de pollution qui donne directement la couleur bleue, mais bel et bien les produits rejetés par l’usine. «Tous les employés de cette entreprise sont bleus aussi… Simplement, ils se lavent avant de rentrer à la maison, chose que ne peuvent pas faire les chiens», a témoigné l’une des employées de la zone industrielle, Neha Godbole-Tillu, sur Facebook.



Des Chimpanzés ont appris à jouer à feuille-cailloux-ciseaux


Image d’entête de Gao et col./ Primates 2017.

Des chercheurs de l’université de Kyoto et de l’université de Pékin ont enseigné l’ensemble des compétences relativement complexe associé au jeu du Pierre-feuille-ciseaux à des chimpanzés. Les primates ont montré une capacité à comprendre les relations, à saisir les relation dites circulaires (d’équivalence) entre les trois éléments et, selon les chercheurs, ils ont pu apprendre à jouer au jeu comme des humains de quatre ans.

Bon, pour tous celles et ceux qui viennent tout juste de débarquer sur Terre, le jeu du Pierre-feuille-ciseaux se joue avec les mains. Après avoir compté jusqu’à trois, les joueurs présentent leur main avec l’un de ces trois symboles : la main à plat représente le papier, un poing représente une pierre et deux doigts représentent des ciseaux. Le jeu se déroule selon un modèle de logique circulaire : le papier couvre la pierre, celle-ci casse les ciseaux et les ciseaux coupent le papier.



Dans leur expérience, les chercheurs ont enrôlé 7 chimpanzés vivant au Primate Research Institute de l’université de Kyoto au Japon, d’âges différents et des deux sexes. Ils ont été placés, à tour de rôle, dans un kiosque devant un écran tactile (image d’entête) et ils ont été formés aux relations entre les objets. On leur a montré des paires d’objets du jeu et on leur a demandé de choisir ceux qui étaient plus puissants. Donc, dans le cas d’une paire de ciseaux et d’une pierre, par exemple, ils ont appris que la pierre était le meilleur choix.

Les chercheurs ont constaté que cinq des animaux ont pu saisir le jeu après un temps d’entraînement moyen de 307 sessions. Il est à noter, cependant, que les chimpanzés ont eu des problèmes avec la dernière paire de la séquence, la relation ciseaux / papier, montrant qu’ils avaient du mal à comprendre la nature circulaire du motif, même s’ils y sont finalement parvenus.

Avec la formation des chimpanzés, les chercheurs ont également enseigné le jeu à 38 enfants âgés de trois à six ans. Ils ont participé au jeu dans cinq sessions et les chercheurs ont constaté que leurs performances s’amélioraient avec l’âge. À moins de quatre ans, la réussite au jeu des enfants semblait compter sur la chance autant que sur les compétences. À partir de quatre ans, les compétences ont joué un rôle plus important. Par conséquent, les chercheurs concluent, même si les chimpanzés ont pris plus de temps à apprendre le jeu, leur performance fut semblable aux humains de quatre ans.

NB : Les chimpanzés ont reçu une friandise à chaque réussite lors de leur formation, tandis que les jeunes humains ont reçu un autocollant…

Selon Jie Gao, de l’université de Kyoto au Japon et de l’université de Pékin en Chine, principal auteur de l’étude :
Cela suggère que les enfants acquièrent la capacité d’apprendre une relation circulaire et de résoudre un problème à tendance transversale vers l’âge de quatre ans.

Gao espère que son travail suscitera de futures études qui approfondiront la manière dont l’âge et le sexe jouent un rôle dans la capacité à comprendre les relations circulaires à travers diverses espèces.

Cette étude s’ajoute à nos connaissances toujours croissantes sur la façon dont les chimpanzés apprennent, comme une étude publiée l’année dernière dans laquelle les animaux ont montré qu’ils enseignaient activement à leurs petits comment utiliser des outils.

Le Groenland victime lui aussi d’incendies



Le Groenland, pourtant connu pour la rudesse de son climat, est lui aussi en proie aux flammes.

Une partie du Groenland, où un record de chaleur a été enregistré en juillet, est en proie aux flammes, une situation qui a conduit lundi la police à déconseiller d'y circuler dans deux zones du sud-ouest.

«A cause d'importants incendies sur la côte ouest groenlandaise, la police du Groenland décourage la circulation - y compris la randonnée et la chasse - dans deux périmètres autour de Nassuttooq et d'Amitsorsuaq», a annoncé la police dans un communiqué. Les zones concernées sont situées au-dessus du cercle polaire arctique et, selon les autorités, «les incendies ne devraient pas cesser dans les prochains jours».

Les premiers feux ont été signalés le 31 juillet sur ce territoire autonome du Danemark dont la végétation est en grande partie constituée de toundra. Dans une des zones touchées, il est depuis lundi et jusqu'à nouvel ordre, interdit de fumer. «Beaucoup d'endroits sont très secs et la moindre étincelle ou une négligence liée au tabagisme peut allumer un incendie», a expliqué la municipalité de Qaasuitsup dans un communiqué.

Selon l'institut météorologique danois, BMI, le mois de juillet a été «extrême» et un nouveau record de chaleur a été enregistré. Un climatologue de l'institut, John Cappelen, relevait le 10 août sur Twitter une température de 24,8 degrés Celsius à l'aéroport de Nuuk, la capitale du Groenland.

L'Arctique est particulièrement fragile et menacé par le réchauffement climatique. En 2016, le Groenland a connu ses douze mois les plus chauds depuis le début en 1900 des relevés de températures dans cette région.

Fin juin, une étude britannique a montré que la diminution de la couverture nuageuse pendant les mois d'été avait nettement accéléré la fonte des glaces au Groenland, elle-même responsable de la hausse du niveau des océans.

AFP

Elon Musk: l'intelligence artificielle est «largement plus dangereuse que la Corée du Nord»




L'homme d'affaires fondateur de la marque Tesla Elon Musk a une nouvelle fois appelé à la vigilance sur les dangers de l'intelligence artificielle, qu'il juge même plus menaçante pour la sécurité du monde que la crise nord-coréenne.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, connu pour appeler régulièrement à la méfiance envers l'intelligence artificielle (IA), à grand renfort de déclarations anxiogènes, a décrit cette menace en ces termes, dans un tweet du 12 août : «Si vous n'êtes pas préoccupé par les questions de sécurité liées à l'IA, vous devriez l'être. [Cela est] largement plus dangereux que la Corée du Nord.»

L'homme d'affaires américano-canado-sud-africain a agrémenté sa mise en garde d'une photographie d'une affiche, sur laquelle est écrite en lettres rouges : «A la fin les machines gagnent.»

Des propos caractéristiques du milliardaire, qui s'est donné pour mission d'avertir l'opinion sur les risques que fait peser l'IA sur l'humanité tout entière. «Tant que les gens ne verront pas des robots tuer des gens dans la rue, ils ne réagiront pas parce que [le risque] est trop impalpable», avait-il ainsi déploré le 15 juillet lors d'une conférence, évoquant ainsi un scénario catastrophe digne du film de science-fiction I, Robot inspiré de l'oeuvre d'Isaac Asimov. Dans ce film, une intelligence artificielle prend elle-même la décision de mettre l'humanité sous tutelle des robots, afin de remplir sa mission de protéger les humains, contre eux-mêmes.

C'est à peu près ce type de scénario catastrophe que redoute le fondateur de Tesla, selon qui les gouvernements ne se prémunissent pas assez contre un retournement possible de l'IA contre les humains. «Au moment où nous réagirons, il sera déjà trop tard», avait-il assuré le 15 juillet.

L'homme d'affaire a par ailleurs ouvert en 2015 une association à but non lucratif nommée OpenAI, dont on peut lire sur le site officiel qu'il a pour objectif de «mener des recherches de long terme pour la création d'Intelligences Artificielles générales sûres», pour bénéficier à l'humanité toute entière.